Une relation trompeuse
Tout migraineux sait que l’effort aggrave la douleur. Mais est-ce une raison pour éviter les activités ?
Bien au contraire… Lorsqu’on souffre de migraine, l’effort accentue l’intensité de la douleur. Certes, mais uniquement durant la crise. En dehors, l’exercice physique n’apporte que des bienfaits
qui contribuent à atténuer cette maladie handicapante.
Démarrage en douceur
Attention, l’effort brutal peut déclencher une véritable crise chez un patient migraineux. Une brusque augmentation d’oxyde d’azote, capable de dilater les vaisseaux sanguins (mécanisme incriminé
dans la survenue de la migraine), en serait à l’origine. Un échauffement progressif est donc indispensable, particulièrement chez les migraineux.
Sommeil et anxiété
L’activité physique est connue pour améliorer la qualité du sommeil et diminuer le niveau de stress ou d’anxiété, deux facteurs déclenchant fréquemment mentionnés par les migraineux. Partant de ce
constat, certaines études démontrent effectivement que la grande majorité des patients souffrant de migraines chroniques présente une fatigue physique prononcée, pouvant être due à la répétition
des crises, à un mauvais sommeil et à un stress important.
Parallèlement, il existe un consensus précisant que l’activité sportive permet de réduire sur le long terme la fréquence, l’intensité et/ou la durée des crises. Ainsi, en dehors des crises,
une pratique physique régulière et modérée contribue à améliorer la maladie migraineuse.
En conclusion, faites du sport !
Privilégiez les activités non brutales et démarrez progressivement. Avant l’effort, ne consommez pas d’aliments susceptibles de favoriser les migraines (chocolat, alcool…) et n’oubliez pas de boire
de l’eau régulièrement, même si vous n’avez pas spécialement soif… avoir soif c’est généralement trop tard !
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