Pourquoi grossit-on ?

Publié le par Chris

Lorsque nous observons l'évolution de la qualité de notre nutrition, nous pouvons comprendre que l'obésité endémique des civilisations occidentales ne peut être que le résultat de la dérive progressive de nos habitudes alimentaires. Non seulement les produits de consommation devenaient de plus en plus raffinés, dépourvus de leur pleine qualité nutritive, mais le mythe de "l'homme chaudière" naquit.

Le mythe de "l'homme chaudière"


L'organisme humain, pensait-on, fonctionne comme une chaudière. Pour vivre, il a besoin d'une énergie qui lui est fournie par son alimentation. On avait donc d'un côté, les apports énergétiques, et de l'autre, les dépenses. Selon cette théorie, les kilos en trop venaient d'un surplus énergétique: soit il y avait trop d'apports, soit les dépenses n'étaient pas assez importantes. Cela voulait dire que si l'on était gros, c'était soit que l'on mangeait trop, soit que l'on ne faisait pas assez d'exercices, ou les deux.

Ne pas confondre quantité avec qualité

C'est de là qu'est née la diététique conventionnelle, volontairement restrictive donc hypocalorique. Raisonner sur ce modèle simpliste revient à négliger les phénomènes de régulation et de digestion de notre organisme. Ce genre de régime est basé sur la quantité ingérée plutôt que par la qualité.

A chaque fois qu'un régime hypocalorique a été introduit, on peut constater les trois phases suivantes:

1. amaigrissement, 2. stabilisation et 3. reprise

Ce qui veut dire que notre corps s'adapte à un besoin en calories plus bas et fabrique même des cellules graisseuses de réserve pour survivre à une nouvelle baisse calorique. Le régime hypocalorique est illusoire et inefficace allant jusqu'à augmenter le potentiel d'obésité. C'est ainsi que pour avoir obstinément voulu perdre 5 kilos, alors qu'elles étaient stabilisées à ce niveau là, certaines personnes se retrouvent, quinze ans plus tard, avec une surcharge pondérale de 30 kilos, en étant complètement sous-alimentées.

courbe.jpg
Cette courbe montre bien que des régimes hypocaloriques successifs aboutissent à créer une résistance à l'amaigrissement. On voit donc que plus on diminue la ration calorique, plus le rendement du régime est faible et plus l'organisme a tendance non seulement à retrouver son poids d'origine, mais aussi à constituer des réserves supplémentaires.

La consommation excessive de mauvais glucides va se traduire par une hyperglycémie permanente, dont la conséquence sera une stimulation anormale du pancréas. Ce dernier pourra dans un premier temps résister, mais au bout de quelques années de ce dur traitement pour lequel il n'a pas été prévu, il commencera à donner des signes de fatigues. C'est ainsi que l'on prend du poids avec l'âge.

Fonctionnement de notre métabolisme :


Le glucose transporté par le sang, fournit l'énergie ou le carburant à l'organisme. Il y a théoriquement une quantité correspondant à 1 g. de glucose par litre de sang (ou 5,5 mmol/l). Notre organisme dispose de deux moyens pour se procurer du glucose:

•  Le fabriquer à partir des stocks de graisse, voir en cas d'extrême nécessité à partir des protéines contenues dans les muscles.
•  Le capter des aliments appartenant à la catégorie des glucides (sucre, fruits, féculents...).

Dans le deuxième cas, l'organisme transforme (métabolise) les glucides en glucose qui transitera par le sang pour former les réserves de glycogène stockées dans le foi et le reste de l'organisme. Quand on consomme un glucide, le glucose correspondant va faire soudain augmenter la glycémie du sang.

Dès qu'on dépasse le seuil de 1 g. de glucose par litre de sang, nous sommes en hyperglycémie. Ce seuil dépend de l'index glycémique d'un aliment. Un mécanisme régulateur va alors s'enclencher. Celui-ci est contrôlé par le pancréas, lequel sécrète de l'insuline. La propriété de cette hormone est de faire baisser la glycémie en faisant pénétrer le glucose dans les organes qui en ont besoin. Sa deuxième fonction consiste à favoriser le stockage des graisses en réserve.

Normalement, la quantité d'insuline fabriquée dépend de l'index glycémique . Par exemple, si l'on mange un fruit qui induit une faible hyperglycémie, le pancréas enverra très peu d'insuline pour faire baisser la glycémie car le travail à faire est peu important. En revanche, si l'on mange une sucrerie qui déclenche une forte glycémie, le pancréas devra envoyer une dose importante d'insuline pour rétablir le niveau de glycémie. Dans tous les cas cités, le glucose sera chassé du sang par l'insuline.

Puisqu'une forte élévation d'insuline chasse aussi les graisses, nous pouvons comprendre que l'embonpoint et l'obésité sont la conséquence d'une alimentation excessive en glucides à index glycémique élevé associée à un apport de graisses.

Pour maigrir ou être en bonne forme, il faut manger d'une manière naturelle en choisissant les aliments à index glycémique bas pour éviter une production excessive d'insuline (hyperinsulinisme) qui stockerait les graisses en même temps que le glucose.

Publié dans Nutrition

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S

Il est toujours bon de connaitre la source du probleme pour l'arranger !


Répondre